La vie de Maman Quotidien

Le jour où j’ai levé le pied sur les réseaux sociaux

14 novembre 2018

La première fois que j’ai entendu parlé de facebook, je venais tout juste de rentrer à l’université. Une copine de collège/lycée m’a montrée le site et m’en a expliqué le fonctionnement. La première chose qui m’a traversée l’esprit c’est « mais ça sert à quoi en fait ? ». C’était également l’époque où nous étions inondés de mail « votre ami vous invite à rejoindre facebook ». Face à cette vague, j’ai fait comme tout le monde…

Je me suis inscrite.

Après des années d’utilisation, je n’ai jamais trouvé la réponse à l’utilité de Facebook et pourtant, je l’ai consulté quotidiennement presque toujours plusieurs fois par jour pendant plus de 10 ans. J’ai « scrollé » et j’ai regardé des « feed » de façon automatique.  J’ai lu des milliers de statut parfois drôles, parfois personnels, parfois déplacés. J’ai regardé des centaines de photographies de moment de vie dont je n’aurais jamais eu accès sans ce site.  J’ai souhaité des centaines d’anniversaire y compris ceux des membres de ma famille dont je n’avais pas à retenir les dates car tout m’était prémâché. On m’a souhaité des centaines de fois un joyeux anniversaire, un simple « HB » impersonnel pour une journée si personnelle.

Facebook m’a vu « célibataire » puis « en couple ».
Facebook m’a lu triste, heureuse, en colère, nostalgique.
Facebook m’a regardé en voyage, chez moi, chez mes parents, chez mes amis.

Et puis un jour, j’ai saturé. C’était il y a plus d’un mois.

Je n’avais plus envie de voir le film parfait de la vie des gens. Cette fenêtre ouverte sur le quotidien de personne qui n’avaient parfois même pas croisé ma route, j’ai souhaité la fermer. Il y’a eu du bonheur sur Facebook, de belles nouvelles et la possibilité d’entretenir le lien avec des personnes qui vivent éloignées. J’ai été vraiment touchée par certaines histoires de vie.

Mais honnêtement, vous l’avez vu cette méchanceté, négativité, intolérance sur les réseaux sociaux ?

Je ne dirais pas que Facebook s’est dégradé avec le temps. Je crois sincèrement que plus jeune, j’utilisais les réseaux sociaux avec plus de naïveté. Puis le temps passant, j’ai été de plus en plus sensible et critique face à ce que je voyais. Ces conseils de personnes parfaites qui jugent les personnes qui les jugent. Les articles de fait-divers plus dégoûtants les uns que les autres où chacun y va de son avis dans la section commentaire. Les « fake news » qui circulent en toute impunité. Les statuts « je ne suis pas raciste/homophobe/sexiste/misogyne/violent/intolérant mais… » (rayez la mention inutile) à n’en plus finir. Sans parler des périodes d’élections où les langues se délient dans un flot d’insulte.

Pire… Il y la reprise des séries à succès où on voit pleuvoir les statuts qui spoilent (humour)

Quand j’ai senti que les réseaux sociaux me parasitaient plus qu’il me rendaient heureuse, que j’étais plus dans l’énervement que dans une optique de joie, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai brisé mes chaînes.

10 ans de Facebook, de souvenirs, de partage qui avec le recul m’ont souvent enchaîné dans un monde irréel. J’ai laissé derrière moi, les vies parfaites des gens imparfaits, ma vie parfaite de personne imparfaite. Terminé cette image lisse qu’on se crée, ces sourires de façade qu’on se colle au visage et cette fausse modestie qu’on s’invente.
Je ne suis pas partie par la grande porte. J’ai fermé mon compte et c’est tout. Fin de l’histoire.

Et sans grande surprise, la vie a continué comme avant … ou presque.

 

 

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